Band 
Tome I.
Seite
162
JPEG-Download
 

162

SECOND DIALOGUE.

grimacier comme celui de Fiquct ; et , croyanttrouver sur son visage les traits du caractère quetout le monde lui donne, je mavertissois de metenir en garde contre une première impression sipuissante toujours sur moi, et de suspendre, mal-gré ma répugnance, le préjugé quelle alloit min-spirer.

Je nai pas eu cette peine : au lieu du féroce oudoucereux aspect auquel je métois attendu , je naivu quune physionomie ouverte et simple , quipromettoit et înspiroit de la cordiance et de la sen-sibilité.

Le Fr. Il faut donc quil nait cette physionomieque pour vous ; car généralement tous ceux quilabordent se plaignent de son air froid et de sonaccueil repoussant, dont heureusement ils ne sem-barrassent guère.

Rocss. 11 est vrai que personne au mqndc necache moins que lui léloignement et le dédainpour ceux qui lui en inspirent ; mais ce nest point son abord naturel, quoique aujourdhui très-fréquent; et cet accueil dédaigneux que vous luireprochez est pour moi la preuve quil ne se con-trefait pas comme ceux qui labordent, et quil nya point de fausseté sur son visage non plus quedans son cœur.

Jean-Jacques nest assurément pas un bel homme ;il est petit, et s'apetisse encore en baissant la tête,lia la vue courte, de petits yeux enfoncés, desdents horribles ; ses traits, altérés par lAge, nontrien de fort régulier; mais tout dément en lui