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SECOND DIALOGUE.
Vnilh l’idée que l’histoire de ces différents por-traits a fait naître îi Jean-Jacques ; mais toutes cesgraduations préparées de si loin ont bien l’air d’êtredes conjectures chimériques, fruits assez naturelsd’une imagination frappée par tant de mystères etde malheurs. Sans donc adepter -ni rejeter K pré-sent ces idées , laissons tous ces étranges portraits,et revenons à l’original.
J’avois percé jusqu’il lui ; mais que de difficul-tés me restoient il vaincre dans la manière dont jeme proposois de l’examiner ! Après avoir étudiél’homme toute ma vie , j’avois cru connoitrc leshommes ; je m’étois trompé. Je ne parvins jamaisà en connoitrc un seul : non qu'en effet ils soientdilliciles è connoitrc ; mois je m’y prenois mal ; et,toujours interprétant d’après mon cœur ce que jeyoyois faire aux autres , je leur prêtois les motifsqui m’auroient fait agir à leur place , et je m'abu-sais toujours. Donnant trop d’attention îi leursdiscours , et pas assez h leurs œuvres, je les écou-tois parler plutôt que je ne les regardois agir ; cequi , dans ce siècle de philosophie et de beauxdiscours , me les faisoit prendre pour autant desages , et juger de leurs vertus par leurs sentences.Que si quelquefois leurs actions attiroient mes re-gards , c’étoit celles qu’ils destinoient à cette fin ,lorsqu’ils montaient sur le théâtre pour y faire uneœuvre d’éclat qui s’y fit admirer , sans songer ,dans ma bêtise , que souvent ils mettaient en avantcette œuvre brillante pour masquer, dans le coursde leur vie , un tissu de bassesses et d’iniquités.
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