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SECOND DIALOGUE.
tu concourir volontairement avec scs persécuteurs s’il 1(à se rendre sans cesse plus isolé; et, tandis qu’ils ressoitravaillent sans relâche h le tenir séparé des autres Je
hommes, s’éloigner des autres et d’eux-mêmes do peu jplus en plus. Us veulent rester pour lui servir de ténèl)barrière, pour veiller à tous ceux qui pourroient véritél’approcher pour les tromper, les gagner ou les tranqécarter, pour observer ses discours, sa contenance, pauvipour jouir à longs traits du doux aspect de sa mi- jeune
sère, pour chercher d’un œil curieux s’il reste quel- foibh
que place en son cœur déchiré où ils puissent porter pourencore quelque atteinte. De son cûté, il voudrait P°urles éloigner ou plutôt s’en éloigner, parce que leur vos nmalignité, leur duplicité, leurs vues cruelles blés- siflé,sent ses yeux de toutes parts, et que le spectacle de canai
la haine l'afflige et le déchire encore plus que ses misèr
effets. Scs sens le subjuguent alors; et, sitôt qu’ils Da
sont frappés d’un objet de peine, il n’est plus maitre au P<
de lui. La présence d’un malveillant le trouble au gmté
point de ne pouvoir déguiser son angoisse. S’il voit Devo
un traître le cajoler pour le surprendre, l’indigna- 3 U G
tion le saisit, perce de toutes parts dans sou accent, ne d
dans son regard, dans son geste. Que le traître dis- ^CS ét
paroisse, à l’instant il est oublié ; et l’idée des noir- voien
ceurs que l’un va brasser ne sauroit occuper l’autre rendi
une minute à chercher les moyens de s'en défendre. *1 s ’ e
C’est pour écarter de lui cet objet de peine, dont l’ a ri
l’aspect le tourmente, qu’il voudroit être seul : il et l’<
voudrait être seul pour vivre à son aise avec les amis chira
qu’il s’est créés; mais tout cela n’est qu’une raison forcé
de plus à ceux qui en prennent le masque pour l’ob- ^ ez >
séderplus étroitement. Us ne voudraient pas même, dez-l