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fairein der lui,ii loiloicnti vivecliar-tenoitte luiceluisir derondsd sesente,'r; cedumestiga-tlors ,lie cesi lui-n. Cems en: cette
SECOND DIALOGUE.
funeste carrière, où dès-lors peut-être on crcusoitdéjà sous scs pas ces gouffres de malheurs dans les-quels on l'à précipité.
Dès sa jeunesse, il s’etoit souvent demandé pour-quoi il ne trouvoit pas tous les hommes lions, sages,heureux, comme iis lui scmbloienl faits pour l’être ;il cherchoit dans son cœur l’ohstacle qui les en ern-pêcboit, et ne le tronvoil pas. Si tous les hommes,se disoit-il , me ressemhloient, il régnerait sansdoute une extrême langueur dans leur industrie , ilsauraient peu d’activité, et n’en auraient que parbrusques et rares secousses : mais ils vivraient entreeux dans une très-douce société. Pourquoi ny vivent-ils pus ainsi ? pourquoi, toujours accusant le ciel deleurs misères, travaillent-ils sans cesse à les augmen-ter î En admirant les progrès de l'esprit lmmuin, ils'étonnoit de voir croître en même proportion les«alamités " «s. 11 entrevoyoit une secrète op-position entre la constitution de l’homme et celle denos sociétés ; mais c'étoit plutùt un sentiment sourd,une notion confuse, qu'un jugement clair et déve-loppé. L’opinion publique l'avoit trop subjugué lui-même pour qu’il osât réclamer contre de si unani-mes décisions.
Une malheureuse question d’académie, qu'il lutdans un Mercure, vint tout-à-coup dessiller ses yeux,débrouiller ce chaos dans sa tête, lui montrer unantre univers, un véritable âge d’or, des sociétés«l’honnnes simples , sages , heureux , et réaliser enespérance tontes scs visions jiar la destruction despréjugés qui l’avoient subjugué lui-même , mais dont‘I crut en ce moment voir découler les vices et les