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LES FOURMIS
Je me contenterai donc, faute de mieux, des dénomi-nations moins savantes mais plus compréhensibles quej’ai indiquées, en expliquant que par nids aériens, j’en-tends tout nid construit au-dessus du sol, quand mêmeil serait caché dans un creux de rocher, un tronc d’arbreou toute autre cavité non souterraine.
Les nids souterrains, de beaucoup les plus nombreux,se subdiviseront en deux nouvelles classes :
1° Les nids de terre pure.
Et les nids composés de terre et d’autres maté-riaux.
Les nids aériens, moins répandus mais plus variés,comprendront à leur tour :
1° Les nids établis dans les fentes des rochers, les in-terstices des murailles, ou même dans l’intérieur de noshabitations.
2° Les nids sculptés dans le bois ou l’écorce, sans al-tération de substance.
3° Les nids de matière papyracée ou de débris végé-taux transformés.
4° Les nids des galles, des épines, des feuilles etautres parties de végétaux vivants.
5° Enfin les nids divers, c’est-à-dire ne rentrant dansaucune des précédentes divisions.
Ce classement tout arbitraire est loin d’être inattaquableet de se prêter à la répartition nette et sans confusion detous les types qu’il prétend englober. Ainsi, les nidssculptés dans le bois, que je rattache aux nids aériens,pourraient, dans certains cas, faire partie des nids sou-terrains, quand, ce qui est loin d’être rare, ils se conti-nuent dans le sol en galeries plus ou moins profondes,reliées au tronc qui recèle dans ses flancs les apparte-ments supérieurs. Mais la rigueur absolue dans les clas-sifications est un idéal irréalisable, et, malgré tout, unsystème, si imparfait qu’il soit, vaut encore mieux que lechaos.