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LES FOURMIS
corps à corps. C'est surtout aux. jambes ou aux antennesde leur adversaire qu'elles cherchent à s’accrocher, etquand elles ont réussi à se réunir trois ou quatre poursaisir chacune un membre de la fourmi attaquée, elless'arc-boutent sur leurs pattes et tirent fortement en sensinverse pour immobiliser leur victime, pendant qu’uneautre. guerrière lui monte sur le dos, et cherche àlui scier le cou avec ses mandibules. Il arrive parfoisqu’un brusque mouvement de l'ennemi le dégage de sesentraves, et qu’il réussisse à s’éloigner en emporlant sonexécuteur qui continue sou œuvre sans lâcher prise. Sila victime n’est, pas de trop grande taille, elle succombegénéralement à cette tentative de décapitation, dès queles dents de l’assaillante ont entamé la chaîne nerveuse;dans le cas contraire c’est 1 ’exsecta qui est fort en dangerde représailles, à moins qu'elle n’obtienne le concoursde quelques amies pour achever son robuste adversaire.
Une autre particularité que présentent les Formicaexsecta et pressilabris, c’est la facilité avec laquelle onpeut provoquer une alliance entre les habitants de deuxnids étrangers. À l'état de simple voisinage, deux fourmi-lières se battent souvent et ne fraternisent jamais; maissi l’on force leur réunion, en les mélangeant l’une avecl’autre, il arrive toujours que, le premier moment de stu-peur passé, et après quelques démonstrations agressivesde peu de durée, les deux familles s’allient., pour vivreensuite en parfaite harmonie. Le même résultat peut êtreobtenu avec d’autres fourmis, mais il est moins rapide etsurtout moins constant. '
La Formica exsectoides, de l’Amérique du Nord , a lesmêmes habitudes que les précédentes dont elle estd'ailleurs très voisine, et je n’insisterai pas sur ses pro-cédés d’attaque ou de défense qui ne nous offriraientrien de particulier. Je veux seulement rappeler un épi-sode curieux d’un combat engagé entre des ouvrières decette espèce et une grande femelle de Camponotus. Celte