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Les fourmis / par Ernest André
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LES FOURMIS

corps à corps. C'est surtout aux. jambes ou aux antennesde leur adversaire qu'elles cherchent à saccrocher, etquand elles ont réussi à se réunir trois ou quatre poursaisir chacune un membre de la fourmi attaquée, elless'arc-boutent sur leurs pattes et tirent fortement en sensinverse pour immobiliser leur victime, pendant quuneautre. guerrière lui monte sur le dos, et cherche àlui scier le cou avec ses mandibules. Il arrive parfoisquun brusque mouvement de l'ennemi le dégage de sesentraves, et quil réussisse à séloigner en emporlant sonexécuteur qui continue sou œuvre sans lâcher prise. Sila victime nest, pas de trop grande taille, elle succombegénéralement à cette tentative de décapitation, dès queles dents de lassaillante ont entamé la chaîne nerveuse;dans le cas contraire cest 1exsecta qui est fort en dangerde représailles, à moins qu'elle nobtienne le concoursde quelques amies pour achever son robuste adversaire.

Une autre particularité que présentent les Formicaexsecta et pressilabris, cest la facilité avec laquelle onpeut provoquer une alliance entre les habitants de deuxnids étrangers. À l'état de simple voisinage, deux fourmi-lières se battent souvent et ne fraternisent jamais; maissi lon force leur réunion, en les mélangeant lune aveclautre, il arrive toujours que, le premier moment de stu-peur passé, et après quelques démonstrations agressivesde peu de durée, les deux familles sallient., pour vivreensuite en parfaite harmonie. Le même résultat peut êtreobtenu avec dautres fourmis, mais il est moins rapide etsurtout moins constant. '

La Formica exsectoides, de lAmérique du Nord , a lesmêmes habitudes que les précédentes dont elle estd'ailleurs très voisine, et je ninsisterai pas sur ses pro-cédés dattaque ou de défense qui ne nous offriraientrien de particulier. Je veux seulement rappeler un épi-sode curieux dun combat engagé entre des ouvrières decette espèce et une grande femelle de Camponotus. Celte