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LES FOURMIS
constamment à la pluie pendant tout son séjour, il putcependant faire quelques observations intéressantes queje vais résumer.
L 'Atta septentrionalis semble, pour la taille et les habi-tudes, être un diminutif de ses congénères tropicales. Demême forme et de même couleur que ces dernières,pourvue aussi d’épines analogues, elle vit en sociétés peupopuleuses, comprenant deux castes d’ouvrières dont lataille moyenne est respectivement de quatre et de troismillimètres. Son nid en miniature débouche à la surfacedu sol par une galerie tubulaire, étroite, d’environ deuxcentimètres et demi de long, descendant sous un anglede 45 degrés, pour aboutir à une première case ou vesti-bule, d’à peu près quatre centimètres de diamètre et pré-sentant une forme sphérique.
Ce vestibule communique, par une courte galerie, avecune seconde chambre plus vaste, également sphérique,mais moins régulière dans ses contours, et mesurant septà huit centimètres dans sa plus large étendue. L’intérieurde cette chambre renferme quelques amas de matièrefibreuse ou papyracée, fort analogue à celle! dont sontcomposés les rayons de la fourmi coupeuse du Texas . Cepapier végétal, extrêmement friable, n’est pas façonnéen cellules, mais se présente sous la forme de boulesirrégulières et de dimensions variables quoique tou-jours assez petites. Quelques-unes de ces masses papy-racées reposent contre la paroi inférieure de la case;d’autres sont soutenues par des filaments de racines quiles traversent.
Mac Cook n’a pas été assez heureux pour être témoinde la récolte' des matières premières employées à la con-fection du papier, mais il résulte des observations laite»à ce sujet par M. Morris et Mss Treat, que les aiguillesde pin, ainsi que les feuilles et les pétales du Melampy-rum americanum , sont seuls mis à contribution par lesfourmis. Elles recueillent les feuilles sèches aussi bien