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Tome II.
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24 o oraison funèbre

en travaillant à leur sanctification. Il rougissoit dela négligence avec laquelle les dogmes sacrés et lamorale sainte du christianisme étoient appris et en*seignés. Il ne pouvoit voir sans douleur plusieurs deceux qui se chargent du respectable soin dinstruireet dédifier les fidèles se piquer de savoir toutes cho-ses , excepté la seule qui leur soit nécessaire, et pré-férer létude dune orgueilleuse philosophie a celledes saintes Lettres , quils ne peuvent négliger sansse rendre coupables de leur propre ignorance et dela nôtre. Il na rien oublié pour procurer à lÉglisede plus grandes lumières, et au peuple de meilleuresinstructions. Chacun sait avec quelle ardeur il mon- Itroit lexemple, même sur ce point. Semblable à unenfant préféré, qui, pénétré dune tendre recon-noissancc, feuillette, avec un plaisir mêlé de larmes,le testament de son père, il méditoit sans cesse noslivres sacrés ; il y trouvoit sans cesse de nouveauxmotifs de bénir leur divin auteur, et de sattristerdes liens terrestres qui le tenoient éloigné de lui. Ilpossédoit la sainte Écriture mieux que personne aumonde ; il en savoit toutes les langues, et en connois-soit tous les textes. Les commentaires quil a faits sursaint Paul et sur la Genèse ne sont pas un témoi-gnage moins certain de la justesse de sa critique etde la profondeur de son érudition, que de son zèlepour la gloire de lEsprit saint qui a dicté ces livres;et la chaire de professeur en langue hébraïque,quil a fondée en Sorbonne, ny sera pas moins unmonument des lumières qui lui en ont fait aperce-voir le besoin, que de la munificence chrétienne qui la porté à y pourvoir. i