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Tome II.
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DU DUC DORLÉANS. a/Ji

Mais à quoi sert dentrer ici dans tous cfes détails ?Ne nous suffit-il pas de savoir quil avoit, a ce hautdegré, une seule de ces vertus, pour être assurésquil les avoit toutes? Les'vertus chrétiennes sontindivisibles comme le principe qui les produit. Lafoi, la charité, lespérance, quand elles sont assezparfaites, sexcitent, se soutiennent mutuellement 5tout devient facile aux grandes âmes avec la volontéde tout faire pour plaire à Dieu 5 et les rigueursmêmes de la pénitence nont presque plus rien depénible pour ceux qui savent en sentir la nécessitéet en considérer le prix. Entreprendrai-je , mes-sieurs , de vous décrire les austérités quil exerçoitsur lui-même ? Neffrayons pas à ce point la mollessede notre siècle. Ne rebutons pas les âmes pénitentesqui, avec beaucoup plus doffenses a réparer, sontincapables de supporter de si rudes travaux. Lessiens étoient trop au-dessus des forces ordinairespour oser les proposer poyr modèles. Eh ! peu senfaut, mon Dieu , que je naie à justifier leur excèsdevant ce monde efféminé, si peu fait pour juger dela douceur de votre joug. Combien de témérairesoseront lui reprocher davoir abrégé ses jours à forcede mortifications et de jeunes , qui ne rougissentpoint dabréger les leurs dans les plus honteux excès !Laissons-les, au sein de leurs égarements, pronon-cer avec orgueil les maximes de leur prétenduesagesse j et cependant le jour viendra chacunrecevra le salaire de ses œuvres. Contentons-nousde dire ici que ce grand et vertueux prince mortifiasa chair comme saint Paul, sans avoir à pleurer,