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Tome III.
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LETTRE

crie , il sagite ; il commence à comprendre quilfaut quelquefois prendre interet à la maison quonhabite, quoiquelle ne nous appartienne pas.

11 me semble quen traitant les caractères en ques-tion sur cette idée, chacun des deux eût été plusvrai, plus théâtral, et que celui dAlceste eût faitincomparablement plus deffet : mais le parterrealors nauroit pu rire quaux dépens de lhomme dumonde ; et lintention de lauteur étoit quon rit auxdépens du misanthrope (a).

Dans la meme vue, il lui fait tenir quelquefoisdes propos dhumeur dun goût tout contraire a celui

(a) Je ne doute point que , sur lidée que je viens de propo-ser , un homme de géoie ne pût Lire un nouveau Misanthrope,non moins vrai, non moins naturel que lAthénien, égal enmérite à celui de Molière , et sans comparaison plus instruc-tif. Je ue vois quun inconvénient A cette nouvelle pièce , cestquil seroit impossible quelle réussît* *, car, quoi quon dise,en choses qui déshonorent, nul ne rit de bon cœur à ses dé-pens. Nous voilé rentrés dans mes principes *.

* Cest précisément cette idée de Rousseau sur un nouveaumisanthrope i mettre en scène qua voulu réaliser Fabre dEglan-tine, dans la pièce intitulée Philinte, ou la Suite du Misanthrope.Il y a suivi de point en point toutes scs indications, et lonpeut dire que les scènes les plus remarquables de cette comédieappartiennentànotre auteur. Dailleurs lassertion deRousscausur limpossibilité de réussir dans la pièce dont il avoit ainsitracé le plan, a été tout-à*fait démentie par lévénement; carle Philinte de Fabre, malgré ses nombreux défauts, a eu untrès-grand succès, et est resté au théâtre. (Note de M. Petitain,)