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Tome III.
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LETTRE

vre au-delà de ses forces , et soulage le riche ensuppléant aux amusements plus coûteux quil sedonncroit au défaut de celui-. Il suffit, pour enconvenir, défaire attention que la différence du prixdes places nest ni ne peut être en proportion decelle des fortunes des gens qui les remplissent. À laComédie Françoise, les premières loges et le théâ-tre sont à quatre francs pour lordinaire, et à sixquand on tierce (*) j le parterre est à vingt sous, ona même tenté plusieurs fois de laugmenter. Or, onne dira pas que le bien des plus riches qui vont authéâtre nest que le quadruple du bien des pluspauvres qui vont au parterre. Généralement par-lant, les premiers sont dune opulence excessive, etla .plupart des autres nont rien (a ). Il en est de ceci

(*) /lux premières représentations et aux pièces courues , leprix des places étoit augmenté de moitié en sus , ce qui sap-peloit liercer. On voit par ce passage, quau temps Rous-seau écrivoit (iy58), labsurde coutume de placer des bancssur le théâtre subsistoit encore. Leur suppression ne date enelfet que de 1759 .

(«) Quand on augmenteroit la différence du prix des placesen proportion de celle des fortunes, on ne rélabliroit pointpour cela léquilibre. Ces places inférieures , mises â trop basprix, seroient abandonnées i la populace ; et chacun , pouren occuper de plus honorables, dépenseront toujours au-delàde ses moyens. Cest une observation quon peut faire auxspectacles de la Foire. La raison de ce désordre est que lespremiers rangs sont alors un terine fixe dont les autres serapprochent toujours sans quon le puisse éloigner. Le pauvre