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17 (1830) Lettres de la montagne / de J.J. Rousseau ; mises dans un nouvel ordre avec des notes historiques, et des éclaircissements; par V.D. Musset-Pathay
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ÉCRITES DE LA MONTAGNE.

ji même , puisque la véritable justice compense le» mal par le bien. Le coupable a tendrement aimé» sa patrie ; il en a bien mérité ; il la honorée dans» lEurope ; et tandis que ses compatriotes avoient» honte du nom genevois , il en a fait gloire , il la» réhabilité chez létranger. Il a donné ci-devant« des conseils utiles ; il vouloit le bien public j il» sest trompé, mais il étoit pardonnable. Il a fait» les plus grands éloges des magistrats , il cherchoit» à leur rendre la confiance de la bourgeoisie ; il a» défendu la religion des ministres, il méritoit quel*» que retour de la part de tous. Et de quel front» eussent - ils osé sévir , pour quelques erreurs:> contre le défenseur de la Divinité, contre lapo-» logiste de la religion si généralement attaquée ,« tandis quils toléroient, quils permettoient même» les écrits les plus odieux , les plus indécents ,» les plus insultants au christianisme , aux bonnes» mœurs, les plus destructifs de toute vertu, de toute» morale, ceux même que Rousseau a cru devoird réfuter ? On eût cherché les motifs secrets dune« partialité si choquante 5 on les eût trouvés dans» le zèle de laccusé pour la liberté , et dans lesj> projets des juges pour la détruire. Rousseau eûtw passé pour le martyr dès lois de sa patrie. Ses» persécuteurs , en prenant en cette seule occasionM le masque de lhypocrisie , eussent été taxés dea se jouer de la religion , den, faire larme de leur« vengeance et linstrument de leur haine. Enfin ,» par cet empressement de punir un homme dont» lamour pour sa patrie est le plus grand crime,17 . 6