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LETTRES
» ils n’eussent fait que se rendre odieux aux gens de« bien , suspects à la bourgeoisie et méprisables« aux étrangers. » Voilà, monsieur, ce qu’on auroitpu dire ; voilà tout le risque qu’auroit couru le Con-seil dans le cas supposé du délit, en s’abstenantd’en connoître.
« Quelqu’un a eu raison de dire qu’il falloit brù-» 1er l'Évangile ou les livres de M. Rousseau.
La commode méthode que suivent toujours cesmessieurs contre moi ! S’il leur faut des preuves ,ils multiplient les assertions ; et s’il leur faut destémoignages , ils font parler des quidams.
La sentence de celui-ci n’a qu’un sens qui nesoit pas extravagant, et ce sens est un blasphème.
Car quel blasphème n’est-ee pas de supposer l’É-vangile et le recueil de mes livres si semblablesdans leurs maximes qu’ils se suppléent mutuelle-ment , et qu’on en puisse indifféremment brillerun comme superflu , pourvu que l’on conservel’autre ! Sans doute, j’ai suivi du plus près que j’aipu la doctrine de l’Évangile ; je l’ai aimée , je l’aiadoptée , étendue, expliquée , sans m’arrêter auxobscurités , aux difficultés , aux mystères , sansme détourner de l’essentiel : je m’y suis attachéavec tout le zèle de mon cœur; je me suis indigné ,récrié de voir cette sainte doctrine ainsi profanée ,avilie , par nos prétendus chrétiens , et surtout parceux qui font profession de nous en instruire.J’ose même croire , et je m’en vante , qu’aucund’eux ne parla plus dignement que moi du vraichristianisme et de son auteur. J’ai là-dessus le té-