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17 (1830) Lettres de la montagne / de J.J. Rousseau ; mises dans un nouvel ordre avec des notes historiques, et des éclaircissements; par V.D. Musset-Pathay
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des Lettres paroît convenir lui-même , en disantqu'en cas de dispute les Conseils ont le droit de dé-cider sur le dogme; carcestdire qu'ils nont ce droitquaprès lexamen du consistoire , et quils ne lontpoint quand le consistoire est daccord.

Ces dictinctions du ressort civil et du ressortecclésiastique sont claires, et fondées non-seulementsur la loi, mais sur la raison , qui ne veut pas queles juges , de qui dépend le sort des particuliers ,en puissent décider autrement que sur des faitsconstants , sur des corps de délit positifs , bienavérés , et non sur des imputations aussi vagues,aussi arbitraires que celles des erreurs sur la reli-gion. Eh ! de quelle sûreté jouiroient les citoyens ,si , dans tant de dogmes obscurs , susceptibles dediverses interprétations , le juge pouvoit choisir augré de sa passion celui qui chargeroit ou disculpe-roit laccusé , pour le condamner ou labsoudre ?

La preuve de ces distinctions est dans linstitutionmême, qui nauroit pas établi un tribunal inutile ;puisque , si le Conseil pouvoit juger , surtout enpremier ressort, des matières ecclésiastiques , lin-stitution du consistoire ne serviroit de rien.

Elle est encore en mille endroits de lordonnance,

tion publique , dont linspection appartient sans contredit augouvernement. On peut ajouter que cette belle dispute avoittellement excité lattention , que toute la ville étoit en rumeur.Mais nimporte ; les Conseils dévoient apaiser la querelle sansprononcer sur la doctrine. La décision de toutes les questionsqui nintéressent personne , et qui que ce soit ne comprendrien , doit toujours être laissée aux théologiens.