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LETTRES
enfin mot à mot. Il faudrait de plus examiner tousles gouvernements du monde, puisqu’ils disent queje le détruis tous. Quelle entreprise ! Que d’annéesy faudroit-il employer ? Que d 'in-folio faudroit-ilécrire ? et, après cela , qui les liroit ?
Exigez de moi ce qui est faisable. Tout hommesensé doit se contenter de ce que j’ai à vous dire :vous ne voulez sûrement rien de plus.
De mes deux livres , brûlés à la fois sous des im-putations communes , il n’y en a qu'un qui traitedu droit politique et des matières de gouverne-ment. Si l’autre en traite , ce n’est que dans un ex-trait du premier. Ainsi je suppose que c’est surcelui-ci seulement que tombe l’accusation. Si cetteaccusation portoit sur quelque passage particulier ,on l’auroit cité sans doute ; on en auroit du moinsextrait quelque maxime fidèle ou infidèle , commeon a fait sur les points concernant la religion.
C’est donc le système établi dans le corps del’ouvrage qui détruit les gouvernements -. il ne s’agitdonc que d’exposer ce système , ou de faire uneanalyse du livre ; et si nous n’y voyons évidem-ment les principes destructifs dont il s'agit, noussaurons du moins où les chercher dans l’ouvrage,en suivant la méthode de l’auteur.
Mais, monsieur, si, durant cette analyse, quisera courte , vous trouvez quelque conséquence àtirer, de grâce, ne vous pressez pas ; attendez quenous en raisonnions ensemble : après cela vous yreviendrez si vous voulez.
Qu’est-ce qui fait que l'état est un? C’est l’union