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17 (1830) Lettres de la montagne / de J.J. Rousseau ; mises dans un nouvel ordre avec des notes historiques, et des éclaircissements; par V.D. Musset-Pathay
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LETTRES

des Lettres, les moyens violents ne conviennentpoint à la cause juste : sans croire quon veuillevous forcer à les prendre, je crois qu'on vous lesverroit prendre avec plaisir ; et je crois quon nedoit pas vous faire envisager comme une ressourcece qui ne peut que vous ôter toutes les autres. Lajustice et les lois sont pour vous. Ces appuis , je lesais , sont bien foibles contre le crédit et lintrigue ;mais ils sont les seuls qui vous restent : tenez-vousyjusquà la fin.

Eh ! comment approuverois-je quon voulut trou-bler la paix civile pour quelque intérêt que ce fût,moi qui lui sacrifiai le plus cher de tous les miens?Vous le savez, monsieur, jétois désiré , sollicité ; jenavois quà paroître , mes droits étoient soutenus,peut-être mes affronts réparés. Ma présence eût dumoins intrigué mes persécuteurs , et jétais dans unede ces positions enviées dont quiconque aime à faireun rôle se prévaut toujours avidement. Jai préférélexil perpétuel de ma patrie ; jai renoncé à tout,même à lespérance, plutôt que dexposer la tran-quillité publique ; jai mérité dêtre cru sincère lors-que je parle en sa faveur.

Mais pourquoi supprimer des assemblées paisibles et purement civiles, qui ne pouvoient avoirquun objet légitime, puisquelles restaient toujoursdans la subordination due au magistrat? Pourquoi,laissant à la bourgeoisie le droit de faire des repré-sentations , ne les lui pas laisser faire avec lordreet lauthenticité convenables ? Pourquoi lui ôter lesmoyens den délibérer entre elle, et, pour éviter