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A DU
Notre atmosphère, par sa pesanteur, presse lescorps les uns contre les autres (voyez Air ), lors-qu’il ne se trouve point d’air entre eux. Que l’onmette deux sphères concaves de cuivre l’une surl'autre et qu’on pompe l’air qu’elles contiennent,ces deux sphères tiendront l une à l’autre avecune force égale à toute la pesanteur de notre at-mosphère , lorsqu’elle agit sur le plan d’un cercledont la grandeur est égale à celle du plus grandcercle de cette sphère.
Tous les corps posés les uns sur les autres tien-nent ensemble, et ils se tiennent d autant mieuxque leur surface est plus polie.
Les surfaces des grands corps sont en généralfort raboteuses ; lorsqu'ils sont posés les uns surles autres, ils ne se touchent que par un petitnombre de points et ils sont séparés dans un très-grand nombre. La vertu attractive qui les unit,agit très-fortement sur les parties qui sont encontact, et elle agit plus faiblement sur celles quisont à une petite distance les unes des autres.Plus les aspérités qui sont répandues sur les sur-faces des corps sont petites , et moins ces sur-faces sont éloignées. Aussi les corps dont les sur-faces sont bien polies, s’attirent plus puissammentet contractent entre eux une plus grande adhé-rence.
Pour que les surfaces deviennent plus unies ,moins inégales, moins raboteuses, il faut avoir