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les campagnes stériles de la Libye , à une distance
de trente à trente-cinq lieues.
Tyr et Jérusalem ont aussi eu des aqueducscélèbres. L’aqueduc de Tyr traversait la diguequ’Alexandre fit jeter dans la mer pour joindreau continent l’ile dans laquelle était située cetteville : celui de Jérusalem distribuait dans la villeles eaux des piscines de Salomon.
La Grèce fournit aussi des travaux admirablesen aqueducs. Celui que le roi Théagènes fit cons-truire à Mégare était célèbre , suivant le rapportde Pausanias : il rassemblait les eaux,dont la chuteprécipitée et les crues fréquentes rendaient im-praticable une partie du territoire de la Mé-garide.
M. Fourmont qui avait voyagé dans la Grèce parle d’une infinité de ruines d’aqueducs, et sur-tout de deux, situés hors de l’emplacement del’ancienne ville d’Athènes : ils sont à deux rangsd’arcades très-hautes et très-larges, les unes au-dessus des autres , d’une architecture simple ,quoique bien entendue , et sans autre ornementqu’un cordon qui règne des deux côtés au-dessusdu cintre ; le massif des deux acqueducs, jusquevers le haut des arcades, est de pierres très-duresde cinq àsixpoucesen carré, disposées par assiseségales, et jointes ensemble par un ciment de ladureté du caillou ; les voûtes et le dessus desarcades sont d'un beau marbre blanc de Penlali,