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Tome premier.
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dhui à deux lieues de Metz , et qui étaient si bienmaçonnées et si bien cimentées, quexcepté lapartie du milieu que les glaces ont emportée, ellesont toujours résisté et résistent encore aux tempsles plus orageux. De ces memes eaux s'écou-laient sous terre par dautres aqueducs semblablesaux premiers, et venaient sc rendre doucementau lieu des bains , ensuite à la naumachic.

Laqueduc de Ségovie en Espagne ne le cèdeen rien aux ouvrages de ce genre que je viens deciter. Il en reste encore cent cinquante-neuf ar-cades , toutes faites de grandes pierres sans ci-ment; les arcades avec tout lédifice ont cent deuxpieds de hauteur : il y a deux rangs darcadeslun sur lautre ; laqueduc traverse la ville , etpasse par-dessus la plus grande partie des maisonsqui sont dans le fond.

Si les Romains ont fait tant de dépense ; silsont exécuté, pour donner de leau à quelques villesde leurs colonies, tant de travaux qui nous éton-nent encore aujourd hui , on doit sattendre àvoir à Rome des travaux encore plus étonnans.Ce n'étaient pas de faibles ruisseaux comme lesnôtres, que les aqueducs menaient dans la ville deRothê ; c élaient, pour ainsi dire , des fleuvesentiers. « Si Ion fait attention, dit Pline T à la« grande quantité deau qui est conduite à Rome ,« et en combien de lieux elle se disperse pour« les bains , pour les viviers, les réservoirs , les