semblablement le succès de l’expérience que je pro-pose , qu’il est bon cependant de répéter, afin d’êtredébarrassé une bonne fois de toute incertitude surun sujet auquel on met quelque importance. Voicicomme il s’exprime ( tome VI II, page 22Ü ) ;
« On a fait une grande confusion de mots à me-sure qu’on a commencé , en France , à adopter lanomenclature des Anglais , des Allemands , etc. Quis'imaginerait que les navets ou raves à racines char-nues , grosses et longues, et qu’on cultive de temsimmémorial dans nos provinces du centre du royau-me , sont la même chose que le turneps des An glais ?.Il en a été du turneps comme de la
pomme de terre , cultivée depuis un siècle , très engrand et très - utilement, eu Alsace , en Franche- Comté , en Dauphiné, dans le Lyonnais, le Beau-jolais; il en a été ainsi pour la racine appelléecfedisette , qui n’est autre chose que la betterave blan-che et faune, cultivée de tems immémorial dans lapartie du Languedoc qui avoisine Casteluaudary ; et
l’on se hâte de publier des mémoires!.Mais je
ne connais point de plantes sur lesquelles le climatet le sol inlluent plus que sur les raves et sur lesnavets ».
Je copierais l’article en entier, si je voulais parlerde tout ce qu’il renferme d’intéressant. J’invite le lec-teur à y recourir; j’invite ceux qui écriront surl’agriculture , à imiter l’ordre et la clarté de M. Ro-7,ier , lorsqu’il traite un sujet ; à ne se permettre jamaisde divaguer sur des objets étrangers à la question ; àtrouver l’art d’inspirer, comme lui, de l’intérêt parl’heureuse et constante application des vérités phy-siques aux observations de l’agronome. J’invite M.Young lui-même à lui rendre plus de justice. Il sefût abstenu sans doute de classer M. Rozier dans lafoule des compilateurs, s’il eût seulement jetlé lesyeux sur la carte qni accompagne l’article Agricul-ture , l’un des mieux faits du Dictionnaire ; il eût vu