DE EA DISTRIBUTION
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Article Quatrième.
Moyen d’opérer avec facilité la propreté d’unc Ville.
T j a propreté d’une grande Ville devroit toujours faire un de fesprincipaux ornemens : elle contribueroit à la salubrité de l’air, &par conséquent à la santé de ses habitans. /'ignore si l’on s’est ap-pliqué à chercher des moyens efficaces pour opérer un si grandiavantage : tout ce qu’on apperçoit d c toutes parts, c’est qu'il pa-roît qu’on n’a rien moins que réuffi.
Envain disterens Princes ont-ils fait des dépenses prodigieu-ses , pour embellir les principales Villes de leur domination ;elles font toujours demeurées des especes de cloaques , exha-lant continuellement de mauvaises odeurs , occasionnées , soitpar les Manufactures qui produisent un écoulement perpétueld’eau impure dans les ruisseaux, soit parles métiers qui mêlentdans les eaux qu'ils employent des préparations fortes & corrosi-ves, soit par les Teinturiers & les Tanneurs, soit par les Bou-cheries & leurs tueries, soit par l’infection perpétuelle des latri-nes de chaque maison , soit par les Hôpitaux & les Cimetièresplacés dans l’éhceinte des Villes, soit par la disposition vicieusedes égouts, soit ensin par le peu de soin h nettoyer les rues.
Avant d’expliquer comment l’on pourroit purger les Cités detoutes les odeurs malfaisantes, il est nécessaire de faire passer enrevue la maniéré ordinaire de soigner leur propreté, ainsi quecelle dont s’administre le transport de leurs eaux } ensuite parl’examen de ces procédés combinés avec ceux qu’il conviendroitde leur substituer, j’espere prouver que ce n’est qu’en réunissantla conduite des eaux avec les égouts, qu’on peut se promettre deprocurer h une Ville des avantages si désirables.
§. I. Des procédés usités pour approprier les Villes.
Dans les Capitales où l’on apporte quelque attention à cet