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longueur, dont un des bouts que l’on tient plus petit est emboîtéavec force dans le gros bout du tuyau qui l'avoisine. On pense bienque de semblables conduits doivent être très-sujets à réparations;aussi ne ceffe-t-on de dépaver, pour les raccommoder, ce qui pro-duit des embarras journaliers & une bouc si considérable, quefans les trotoirs qui bordent les rues de ces Capitales, elles seroientpresque impratiquables , ainsi qu'il a été dit dans I'articletroisième.
Cet exposé sait voir que la maniéré de conduire les eaux, nedemande pas moins à être rectifiée, que la disposition ordinairedes égouts, & que, tant qu’on s’attachera servilement aux ancien-nes méthodes, on tombera de toute néceííìté dans les mêmes in-convéniens.
§. III. Comment en réunìjsant les cloaques avec la conduite des
eaux , on peut parvenir à opérer la propreté d’une Taille.
I l a été dit, dans le deuxieme article, qu’indépendammentd’une riviere qui traverse une Ville du levant au couchant, ilseroir à souhaiter que l’on pratiquât entr’elle & ses Fauxbourgsou au-delà de ses Fauxbourgs , un canal de circonvallation avecdes réservoirs de distance en distance, où l'on éleveroit une quan-tité d’eau suffisante, pour être distribuée dans ses différons quar-tiers. Conséquemment à cette idée générale , il ne s’agiroit quede saisir l’esprit du procédé des anciens Romains, & d’appliquerà la totalité d'une Ville , ce qu'ils firent pour opérer la salubritéd’une partie de la leur ; c’est-à-dire , qu’il n’y auroit qu’à prati-quer sous toutes les rues, des aqueducs souterrains, capablesnon - seulement de servir aux transports des ordures & à leurécoulement fans embarras, mais encore d’assurer la solidité desconduits & de favoriser leur entretien. Voici comme j’imagineque l’on pourroit opérer la réunion de ces différons objets.
Ce seroit de placer sous le milieu des rues, à cinq pieds au-des-sous du pavé, un aqueduc souterrain d’environ six pieds de largeur.,