VICIEUSE DES VïLEES. ^
sons entieres fans le secours du bois , lesquelles dureroient évi-demment plus que les autres, & seroient bien moins sujettes à ré-parations, vû que le bois n’a qu’un période. A la saveur de cettesuppreílìon, il résulteroit qu’il n’y auroit plus à redouter aucunembrasement de conséquence dans une Ville : chacun seroit assuréde conserver ses maisons & de les transmettre à ses héritiers. Lefeu des cheminées occasionné par la négligence à les faire ramo-ner, ne produiroit semblablement aucun effet capable d’allarmer.On pourroit même dès-à-présent dans nos maisons actuelles êtredélivré pour jamais de toute inquiétude à cet égard, il ne faudroitpour cela que placer à l’entrée du tuyau de chaque cheminée, unpeu au-dessus de fa tablette, une plaque de tôle disposée en formede trape ; en cas d’événement, il ne s’agiroit que d’abaisser cetteplaque ; alors l’air de la chambre & celui du tuyau de la chemi-née n’ayant plus de communication, la fuie enflammée seroit né-cessairement précipitée sur-le-champ par le poid de l’air supé-rieur, & il n’en résulteroit aucun accident : j'ai toujours désiréqu’un moyen auísi simple & dont le bon effet est reconnu, fûtadopté généralement.
Ainsi en proscrivant les bois de charpente , de la constructiondes bâtimens d’une nouvelle Ville, ses habitans jouiroient de lasatisfaction d’être en sûreté contre un si redoutable fléau.
Article Huitième.
Fontaines domestiques , à Uaide d&squelles on parvundroit à steprocurer la meilleure de toutes les eaux.
On ne sait pas assez d’attention à l’avantage qu’il y auroit depouvoir se procurer sans cesse une eau pure & salubre pour laboisson : c’étoit cependant un des principaux soins des anciens.Communément ils ne se servoient des fleuves qui traversoientles Villes, que pour y renouvelle! l’air, pour le commerce d’im-