DES FORETS. 7
pour en retirer le produit le plus avantageux, c’estdemander à quel degré d’accroissement il faudras’arrêter, pour trouver dansl’cxploitalion de celteforet le résultat le plus utile possible.
L’observation la plussuperficiellc nous apprendque l’accroissement des bois suit une marche pro-gressive; on sait que les arbres grossissent par lasuperposition des couches concentriques produi-tes parla végétation annuelle ; si l’on suppose cescouches d’épaisseur uniforme, et qu’on repré-sente la première par l’unité , la seconde, encorepar l’unité , et ainsi des autres; le rayon d’unarbre croîtra suivant les nombres 1 , 2 , 3, 4 >5 , etc.
On sait aussi, d’un autre côté, que les solidesde même hauteur et de forme régulière ,tels que les cylindres et les cônes, sont entreeux comme les carrés des rayons des cercles quien forment les bases: ainsi , en faisant abstrac-tion de l’accroissement en hauteur, on trouveque le volume des arbres se développe suivant laloi des carrés des nombres naturels, c’est-à-dire,suivant les chiffres 1,4,9, 1 6 , 20 , 36 , etc.
Lors donc que l’épaisseur des couches con -centriques resterait uniforme , tandis que la phy-siologie végétale nous montre cette épaisseuraugmentant depuis l’enfance de l’arbre jusqu’àl’àge adulte et même par delà, il ne serait pasmoins démontré en spéculation , comme il l’est enpratique, que l'accroissement du volume des arbres