DES FORÊTS.’ ÜÉ
cire sensible sur l’accroissement, au moins jus-qu’à un terme fort reculé ; il s’ensuit qu’au lieude devoir être coupé à 21 ans, le bois que l’onveut traiter en vue d’en oblenir le produit leplus avantageux possible , pourrait être conduità l’état de futaie , au moyen d’éclaircies exé-,culées périodiquement.
Telle est la conséquence finale à laquelle onarrive en pressant un peu les raisonnements decet auteur ; c’est qu'un bois traité par les éclaircies,ou par la méthodequedoiladopler immédiatementun propriétaire qui veut réaliser quelques progrès,ne donne le maximum composé qu’à un âge très-avancé , âge qu’au^surplus Yarenne de Fenille neprécise point. En dernière analyse, cet auteur alaissé la question de l’aménagement des forêtsdans le vague et l’indécision où il l’avait trouvée.Et pourtant, de l’exposé d’un système qu’il apris presque soin de combattre lui-même, il tiredeux corollaires importants, dont le premier estjuste, et dont l’autre n’est vrai que partiellement ;ces corollaires sont :
i° Que, dans l’état actuel des choses, la con-,sommation de matière ligneuse excède la produc-;tion, et qu’on ne peut les mettre en équilibrequ’en coupant les bois de l’Etat, lorsqu’ils ontatlcint le plus haut point d’accroissement phy-sique , le maximum simple.
2° Un propriétaire qui vend ses bois, doit, pouren tirer le meilleur parti possible, les exploiter;