22 DE L’AMÉNAGEMENT
lorsqu’ils sont arrivés au maximum composé; maiscelui qui les consomme en nature , doit, dans sonintérêt, en reculer la coupe jusqu’à l’époque oùils ont acquis leur maximum simple.
Pour ramener ces propositions à leur plus sim-ple expression, on peuLIes énoncer comme il suit :
i° Les forêts de l’Etat doivenL être aménagéesau maximum simple.
2 ° Celles des particuliers qui vendent leurs cou-pes, au maximum composé.
3°Celles des particuliers qui consomment leursbois, au maximum simple , de même que les fo-rêts de l’Etat.
On n’aperçoit aucun motif à cette singulièredistinction que Varenne de Feuille établit entreles propriétaires vendeurs, et les propriétaires con-sommateurs : dans l’une et l’autre hypothèse dela vente ou de la consommation directe, ne s’a-gi L- il pas de disposer d’un objet d’échange sus-ceptible d’être représenté par une même quantitéde signes monétaires?On peut très-bien supposerque le consommateur vende sa coupe, afin de réa-liser son revenu annuel, ainsi que le fait l’autrepropriétaire, et qu’ensuite il dispose de ce revenupour acheter le bois que réclame sa consomma-tion ; ces deux classes de propriétaires se trouventdonc dans des positions identiques. Seulement,l’emploi du revenu se fait de telle façon par l'un,et de telle façon par l’autre. Du reste, il y asimilitude parfaite entre eux quant au produit