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Théorie de l'aménagement des forêts / par M. Noirot-Bonnet
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64 de l’aménagement

parativement à d’aulres arbres, peuvent parve-nir à l’état de futaie. Quelle que soit l’essencedestinée à croître en futaie, il est nécessaire quele massif soil composé d’une seule espèce d’arbres,ou de plusieurs espèces analogues ; ou tout aumoins, quel’essence ouïes essences que l’on veutconserver en futaie soient assez dominantes pourque la première éclaircie puisse amener le bois àune composition homogène , sans détruire l’étatserré qui est la condition fondamentale de ce moded’aménagement. On peut déduire de ces obser-vations, qu’il est peu de forets qui ne soient sus-ceptibles d’ètre traitées en futaies ; mais les révo-lutions d’exploitabilité, qui procurent les plushauts produits moyens , sont d’autant moins lon-gues que les bois sont d’une espèce plus éloignéede la classe des bois durs. Dans tous les cas, cemaximum de production ne se présentera quedans les bois parvenus à l’état de futaie : état quise lait moins attendre dans les forêts peupléesde bois tendres que dans les forêts résineuses, etmoins attendre dans celles-ci, que dans les forêtspeuplées de chênes et de hêtres.

En appliquant à toutes les tables d’expériencesdonnées par Cotla sur l’accroissement des bois,des calculs pareils à ceux dont nous avonsprésenté les résultats par rapport à l’essence chê-ne, nous avons trouvé pour les diverses espècesqui peuplent nos forêts, les périodes d’cxploita-biiilé indiquées au tableau ci-après.