66 de l’aménagement
La période d’exploitabilité, qui porte au maxi-mum le produit moyen ou annuel d’une forêt,est, comme le montre le tableau précédent (i) ,d’autant plus prolongée que l’cssencese rapprochedavantage de la constitution propre aux bois durs.La période la plus longue est, ainsi que nous l’a-vons vu plus haut, celle qui se rapporte à l'essencechêne ; elle est absolument la même pour le hê-tre ; la plus courte est relative aux essences dé-signées génériquement parle nom de bois tendres.Une forêt de chênes ou de hêtres ne donne doncson produit maximum qu’à la révolution de i/joà i6oans, et une forêt de bouleaux ou d’aunesprésente le sien à la révolution de 55 à 65 ans.Un bouleau de 65 ans se trouve au même degrérelatifdemaluriléqu’un chênedei6oans: ces deuxarbres sont arrivés à l’état de futaie ; ils ontatteint tous les deux l’époque de la plus hautefécondité, par conséquent celle où la régénérationpar les semences est le [dus assurée, et en mêmetemps l’àgc où la reproduction par les souches estdevenue à peu près impossible. Nous tirerons de
(1) Cotta n’a point donne de table sur le charme, ni sur letilleul ; mais il est facile de classer ces deux espèces de bois ,la première parmi les bois blancs, et la seconde parmi les boistendres. Quant aux essences secondaires , des expériencesseraient superflues, puisque ces essences n’entrent jamaisque très-accessoirement dans la composition des forêts , etqu’elles disparaissent dans les éclaircies successives.