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corroborer par des considérations particu-lières.
Une source féconde d’erreurs ou de préjugésest cette prédisposition naturelle de l’esprit, quinous porte à apprécier le possible par le positif,ce qui peut se réaliser un jour par ce qui existeactuellement, sans réfléchir aux particularitéssous l’empire desquelles les faits se produisentet se modifient. En France , par exemple, oùles bois constitués en massifs de futaies sontrares, nous ne connaissons guère la productionforestière que sous l’aspect qu’elle revêt dansnos taillis sous futaie; et par cela seul que dansles bois soumis à ce mode de traitement, nousne trouvons de beaux arbres que là où le solest d’une qualité supérieure, nous nous croyonsfondés à décider, sans autre examen, que toutsol qui n’est pas d’une qualité supérieure, est im-puissant à nourrir de la futaie, soit éparse, soitrassemblée en massif.
Nous nous abusons complètement sur lacause de l’effet qui frappe notre attention , enattribuant au sol ce qui est l’effet du modede conduite des forets. Nous voyons une résis-tance de la nature là où nous devrions aperce-voir simplement une erreur de l’homme. Celteméprise de notre part provient de ce que nousne tenons aucun compte de circonstances très-influentes, qui concourent à accélérer l’accrois-sement des bois élevés en massifs; tandis que