DES FORÊTS. y3
contre l’action nuisible des météores , se trouvantbrusquement exposés à l’ardeur d’un soleil brû-lant, ou à l’influence des coût ants d’air dessé-chants, subissent une transpiration excessive quiles affaiblit.Ces arbres présenlenlbientôlles symp-tômes d’une vie languissante, d’un dépérissementprématuré ; ou bien, s’ils trouvent encore dansun sol substantiel l’aliment d’une végétation vi-goureuse, ils grossiront, se développeront enbranchages ; mais ces arbres n’atteindront qu’unehauteur médiocre, et ne formeront jamais qu’unefutaie de valeur secondaire.
Nous citerons maintenant ce que dit sur cesujet le savant M. Lorenlz dans son excellentTraité de la culture des bois.
« Les bois influent sur le sol qu’ils occupentde deux manières distinctes: i° par le couvert;2° par l’amendement qu’ils procurent. Le premiereffet est produit par le massif plus ou moins serré,et par l’épaisseur du feuillage propre à chaqueessence ; le second effet dépend des memes causes,et, en outre , de l’abondance des feuilles cl descirconstances qui bâtent ou retardent leur décom-position après leur chute.
« Dans les futaies, en général, la méthode durécnsemcncemenl naturel et des éclaircies établitun couvert constant et complet qui garantit lesol du dessèchement, et y maintient la fraîcheurfavorable à la végétation des bois. Un détritusabondant, composé de feuilles , de menues bran-