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Théorie de l'aménagement des forêts / par M. Noirot-Bonnet
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72 DE ],'AMÉNAGEMENT

étant à peu près de meme force, chacun d’euxn’étant ombragé ni épuisé par les autres, croîtavec le maximum de vigueur qu’il tient de sonessence, du sol sur lequel il est né , et de l'at-mosphère dont il est environné. Dans les plusmauvais terrains, les arbres arrivent à de fortesdimensions , lorsque le sol n’est jamais découvertet que l’humidité ne s’évapore pas. Celle obser-vation qui est fondamentale, explique i .“commentil existe de belles forets dans des espaces où laterre végétale n’a que 8 à io centimètres d’épais-seur; 2 ° comment une forêt, une fois détruite,ne peut être remplacée par une autre, à moinsqu’on n’ait auparavant trouvé le moyen de gar-nir le sol de plantes qui en couvrent la surface. »Retraçons maintenant les phénomènes toutdifférents qui se produisent dans les bois élevésen taillis sous futaie. Aussitôt que le brin de taillis,devenu baliveau, se trouve dans l’état d’isolement,l’accroissement en hauteur est presque arrivé àsa limite ; les forces végétatives longtemps con-traintes, agissent avec toute leur énergie dans lesens latéral ; la tête de l’arbre s’étend circulai-rement, la tige prend en même temps de lagrosseur ; mais le sol que l’exploitation a laissésans abri, ou avec un abri très-insuffisant, perdune grande partie de l’humidité si nécessaire àla vie végétale. Les eaux de pluie cntraînenl lacouche d’humus; et, tandis que le sol s'appau-vrit , les arbres que l’état serré protégeait