Buch 
Théorie de l'aménagement des forêts / par M. Noirot-Bonnet
Entstehung
Seite
92
JPEG-Download
 

DE L’AMÉNAGEMENT

9 2

ploitabilité à i5oans, tout en fournissant unproduit final de 5,923 fr., ne correspond qu’à unerente de 66c. ; d’où il suit que la coupe, qui offre lavaleur pécuniairela plus importante, esten memetemps la moinsproductive en revenu annuel.

Puisque Varenne de Fenille a appelé maxi-mum simple, le produit le plus élevé en matière,il n’a pu vouloir désigner par le maximum com-posé , autre chose que la plus haute rente, lerapport le plus élevé enLre le revenu et le ca-pital engagé. Cependant ce maximum n’offre, aupremier coup d’œil, rien décomposé oude mixteiil ne se rapporte qu’à un seul objet , la produc-tion en argent. Au fond, il implique, à la vé-rité, l’idée de relation ou de proportion entrele revenu et le capital : ce qui justifie assez bienla dénomination que cet écrivain a adoptée,et que nous conserverons, non qu’il soit diffi-cile d’en trouver une plus exacte, mais parce quecelte locution est actuellement consacrée par l’u-sage. C’est encore le lieu de faire remarquer queYarenne de Fenille a erré entièrement dans l’ap-plication pratique qu’il a faite de l’idée du maxi-mum composé ; ce n’est point à la 21 e année,que se trouve le plus haut point d’accroissementutile des bois, comme il l’a conclu de sesobservations et de scs calculs ; mais il se montredès l’àge même où la production forestière ,si faible, si chétive qu’on puisse encore la sup-poser, commence néanmoins à présenter quelque