DES FOKÊTS. 91
de bois tous les ans, ou plutôt en le livrant,soit au pâturage, soit à quelque culture nondestructive des souches, je parviens à créer unproduit annuel de 20 fr., ce sol me donnera unrevenu de 20 fr., et représentera conséquemmentun capital de 5oo fr. au taux de 4 P- 7.- Si» aucontraire , cet hectare de bois est soumis à l’ex-ploitahiliLé de i5o ans, le revenu annuel ne seraplus que de 66 c., et la valeur capiLale de 16 fr.55 c. On voit donc que, lorsque ce fonds donnerale plus de bois, il donnera le moins d’ai'gent, etvice versa.
Maintenant nous demanderons quelle est l’idéeprécise que Yarenne de Fenille a entendu atta-chera cette expression, maximum composé , qu’iln’a pas’définie avec toute la netteté désirable. Au-rait-il voulu caractériser l’état d’un bois qui don-ne à la fois le plus de matière et le plus d’argent?Mais il vient d’être démontré que ces deuxproductions sont exclusives l’une de l’autre ;que quand l’une tend à monter, l’autre tend àdescendre : en sorte que le maximum composé,compris de cette manière, n’existe point et nesaurait exister.
Cet auteur aurait-il eu la pensée de signalerle terme d’exploitabilité, qui, en donnant à lacoupe la plus haute valeur absolue , porterait enmême temps le revenu au chiffre le plus élevé ?mais cette hypothèse est identique avec la pré-cédente , et n’est pas moins irréalisable. L’cx-