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Théorie de l'aménagement des forêts / par M. Noirot-Bonnet
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DES FORÊTS,fin de la période décennale ; il est clair, dès lors,que si le banquier ne m’en eût pas fait l’avance,je n’aurais pu les consommer qu’en les emprun-tant ailleurs : admettant cette dernière hypothèse,je me serais trouvé débiteur au bout de io années,non-seulement de 10 rentes de 196 fr. l’une, maisencore des intérêts de 9 années pour la premièrerente, de 8 années pour la seconde , de 7 annéespour la troisième , etc. ; finalement, je me seraistrouvé grevé d’une somme d’intérêts de 3 g 3 fr.18 c., en excédant du produit de mon capital. Lerevenu ou le produit de ma créance est donc très-certainement accru d’une somme de 3 g 3 fr. 18 c.par chaque période décennale, puisque’je pro-fite effectivement de cette valeur, en outre duproduit qui m’était assuré par ma créance pri-mitive.

Pour donner un autre tour à celte démonstra-tion , nous dirons qu’on ne peut comparer exac-tement entre elles les deux créances, qu’en lesplaçant dans des conditions semblables. Or, lapremière créance ne me donnait aucun produitavant l’expiration de la période de 10 ans. Pourconserver l’analogie, il faut donc supposer querelativement à la seconde créance, j’ajourne à la10“ et dernière année la jouissance, en d’autrestermes, la consommation des 10 rentes que jereçois d’année à autre ; ce qui signifie que je placeà intérêt ce; 10 rentes à mesure de leur percep-tion ; en sorte que la première de ces rentes