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Théorie de l'aménagement des forêts / par M. Noirot-Bonnet
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I 43 de l’amf.nagemf.nt

joursqu’un revenuannuel de 196fr. (^L’aména-gement a rendu cette créance plus productive enintérêts qu’elle n’ctait originairement (2) , maisle capital a été augmenté dans une proportionplus forte que le revenu. En effet, le capital inté-gral excède 4,900 fr- pour un revenu de 196 fr.Le rapport du revenu au capital est donc amoin-dri , atténué, puisque ce capital, devenu supérieurà 4,900 fr-1 peut-être même égal à 5,876 fr. 70 c.,ne rapporte néanmoins que 19^ fr. Le taux de larente a donc éprouvé une dépression; il est des-cendu au-dessous de 4 P- °f 0 - Et, chose surpre-nante , dans cette combinaison de la propriété,lorsque le revenu de la forêt accuse positivementpour le capital une valeur de 4*9°° fr- » la valeurde ce capital est réellement supérieure au chiffre4,900 fr., et s’élève peut-être jusqu’à 5,876 fr. 70 c.cl même au-delà. Celte remarquable anomalienous amène à faire dans la propriété forestière

(1) Si, au lieu d’une pe'riode décennale, on en suppose unede 20 , 25 , 50 ans, etc ., le capital additif croîtra progressi-vement , lors même que la rente annuelle resterait station-naire. En effet, la somme d’intérêts à solder au banquier est,toutes choses égales d’ailleurs, d’autant plus considérable,que ses avances sont faites pour un temps plus prolongé.L’extension donnée à la période d exploitabilité , ou aunombre des coupes, suffit donc pour accroître la richessepropre de la foret, quand mente le revenu n’éprouve aucunaccroissement, peut-être même quand il est diminué.

(2) Voir page 121.