DES FORÊTS. J 65
ploifation a clé une suite toute naturelle du déve-loppemcntdu travail ctde l’accroissement du bien-être social. La disparition d’un grand nombre demassifs de futaie, tant déplorée par divers écrivainsforestiers , a donc été l'heureux effet des progrèsde la civilisation et de la multiplication des ri-chesses ; elle a clé un bienfait et non une cala-mité. (i)
On a dépeint (2) , dans les termes que nous al-lons rapporter, l’état primitif des forêts ctlesmo-dilications successives qu’elles ont subies jusqu’ànos jours.
« Quel est le sort d’une forêt abandonnée à lanature ? Par quels moyens se reproduit-elle ?Comment peut-elle se perpétuer dans la suite dessiècles ?
« On se représente de vieux arbres qui ontsurvécu à la foule de ceux qu’ils ont étouffés, destiges renversées , d’autres tiges debout et dépouil-lées de leurs rameaux, de jeunes arbres qui s’é-lèvent sur ces débris t des places vides qui se rc-
(1) Les forêts ont ombragé le berceau de tous les peuples ;mais devenues plus tard un obstacle au développement dessociétés > elles ont dû subir des réductions successives à me-sure des progrès de la population et de l’accroissement de larichesse. Celte dégradation de l’élément forestier , utile ouplutôt nécessaire jusqu’à une certaine limite , dev ient fu-neste lorsque la borne est dépassée. Notre pays ne serait-ilpas à la veille de franchir ce point de juste équilibre J
(2) Noirot aitté.