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un ne trouva pas d’expédient plus eomrnode quede réserver quelques brins et de couper tout lereste : ces brins, qu’on nomma baliveaux, for-nièrent les futaies sur taillis.
« Si la conservation des massifs de futaie estdésavantageuse aux particuliers, il s’ensuit que lesystème des futaies sur taillis est celui qu’ils adop-teront, comme le plus conforme à leur intérêt.Cette réserve de baliveaux, qui se fait avant l’ex-ploitation,est d’une valeur presque nulle lorsqu’oncoupe les taillis ; il n’est aucun propriétaire qui nese détermine à ce léger sacrifice, dont H trouvela récompense dans l’avenir. l\ien n’était doncplus convenable que le mode des futaies sur taillis,pour concilier les intérêts des possesseurs avecceux de la postérité.
« Si des particuliers mettaient le quart de leursbois en réserve pour les laisser croître en hautefutaie, en se dispensant toutefois de conserver desbaliveaux dans leurs coupes ordinaires, ils se croi-raient privés du quart du revenu de leurs bois;ils ne compteraient pour rien l’augmentation duproduit de leurs taillis dans les coupes où ils nelaisseraient plus debaliveaux. L’exploitation d’uneréserve, qui aurait lieu au bout d’un siècle, neleur paraîtrait qu’un dédommagement tardif ;combien de fois l’impatience de jouir n’al-tenterait-elle pas à celte réserve avant Page oùelle pourrait produire des pièces de service! Laméthode des futaies éparses ne présente point cet,