DES FORÊTS. 167
espace, un grand nombre d’arbres voisins lesuns des autres,on détruisit ces massifs qui furentremplaeéspar des taillis. Si, dans ce grand nombred’arbres que l’on voulait abattre à la fois , on enlaissait quelques-uns sur pied, ceux là grossissaientau milieu des taillis qui les environnaient ; et dès-lors se trouva créé le mode d’exploitation destaillis sous-fulaic. Lorsqu’on réserve un troppetit nombre de futaies, on tarit la source de sesrichesses , on n’a bientôt plus d’arbres de cons-truction ; et lorsqu’on en réserve un trop grandnombre , le taillis est étouffé ; les baliveaux sejoignent par leurbranchage, etl’on n’a plus qu’unmassif de futaie. »
Tel est l’enchaînement des différents modesd’exploitation entre lesquels se partagent toutesnos forêts: elles sont aménagées soit en futaies,soit en taillis^ Cette dernière classe, qui com-prend la majeure partie de notre sol forestier,se divise en taillis simple, ou taillis sans arbres deréserve, et taillis composé r ou taillis sous futaie.»
Voici quelques réflexions du même auteur, surl’utilité respective de ces différentes formes d’a^ménagement :
« L’inven tion du traitement des forêts en tailliscomposé paraît due à la fois à la cupidité et à laprévoyance de ceux qui en ont conçu l’idée. Onavait besoin de bois de charpente ; mais, em-pressés de jouir, les propriétaires coupaient lesarbres avant qu’ils eussent la grosseur convenable^