17 * de l’aménagement
double question que nous avons énoncée tout à
l’heure reste donc indécise.
Il y a plus: aurions-nous établi démonstrati-vement qu’une foret particulière doit toujoursêtre aménagée en taillis, en serions-nous plusrapproché de notre but? Alors se présenterait laquestion de savoir si c’est un taillis de io ans, de20 ans, de 3 o ans, etc., que nous devons préférer.Et si, d’un autre côté, il était évident que l’Étatne put faire mieux que de créer une futaie, il nousresterait à choisir entre toutes les exploitabilitéscomprises entre 80 et peut-être 3 oo ans. Ainsi,fût-il prouvé sans réplique, qu’en aucun cas unparticulier ne peut posséder une futaie, ni l’Étatun taillis, cette solution serait d’autant plus in-suffisante, qu’il y a telles exploitabilités, celles de4o à8oans, qui ne sont plus des exploilabiliLésen taillis, et ne sont pas encore des exploitabilitésen futaie, ou qui ont à la fois l’un et l’autre carac-tère. En sorte que décider que tel bois doit êtreaménagé en futaie, tel autre bois en taillis, c’estlaisser dans l’indétermination la plus entière laquestion même de l’aménagement.
Jusqu’à présent, nous n’avons point trouvé laréponse à cette demande : Quel est, pour une fo-rêt donnée , l'aménagement le plus profitable ?La division des exploitations en deux classes,celle des taillis et celle des futaies, est utile ouplutôt indispensable sous, le point de vue de laculture forestière, mais elle 11’a nulle valeur quant