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Instructions
CHAPITRE TROISIEME.
Instruâions pour un jeune Architeête fur la conJlruHion des
Bâtimens.
oiquE l’Architecture, considérée en elle-même, ne paroissedépendre aux yeux du vulgaire, que de la connoissance de la pra-tique , il s’en faut bien , Monsieur, que cette derniere donne legénie & les lumières. Que l’on cite des Architectes vraiment di-gnes de ce nom, on nommera des hommes dont l’esprit étoit pré-paré par l’étude de l’Antiquité , cultivé par les Belles-Lettres ,& enrichi de connoissances philosophiques, kl’aide desquelles ilsont porté le flambeau dans tous les détours de leur Art : tels ontété les Vitruve, les Palladio, les Miçhel-Ange , les Perrault, lesFrançois Blondel, & plusieurs autres , dont les ouvrages feront kjamais Tadmiration de la postérité.
Ce font vraisemblablement les connoissances fans nombre né-cessaires pour exceller dans T Architecture, qui firent dire autrefois àPlaton , que la Grece toute florissante qu’elle étoit de son tems,avoit de la peine k citer un excellent Artiste en ce genre. En effet,comme l’a très-bien observé un Académicien moderne (a) : r, lesm plus difficiles de tous les Arts, font ceux dont les objets font chan-?v geans , qui ne permettent pas aux esprits bornés l’application» commode de certaines régies fixes, & qui demandent à chaquem moment, les ressources naturelles & imprévues d’un génie heu-w reux.
Pour réussir k devenir un habile Architecte, le vrai moyen est detourner toute son instruction en parallèle; cen’estqu’kforçede^’ac-*coutumer k voir & k comparer les objets entr’eux, qu’on peut espé-rer d’acquérir un sentiment fin & délicat, & de se rendre le coup«
(a) Fomnellc , éloge de M. de Vaubaa,