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verse les obstacles qu’on lui oppose. La chaleur fait successive-ment évaporer seau qu’a retenu le plâtre , au lieu que l’humi-dité la concentre : c’est la raison pour laquelle le plâtre ne vautrien dans les endroits humides ; toujours il y est en action, il setourmente, il se détache, & fait travailler la maçonnerie entrelaquelle il se trouve.
On employé le plâtre avec succès principalement dans les en-droits à P abri des injures de Pair. II réussit surtout merveilleuse-ment pour les plafonds, les souches de cheminées, les corniches& les ornemens dont on décore Pintérieur des appartemens. LesGoths en fabriquoient des voûtes très-étenduçs, auxquelles ils secontentoient de donner quatre ou cinq pouces d’épaisseur , &dont il y en a qui subsistent depuis plus de cinq à six cens ans dansplusieurs de nos Eglises, Le plâtre se lie très-bien avec la brique &avec le fer ; il est au contraire ennemi du bois, & n’y tient qu’enle lardant de doux.
II est à observer que le plâtre ne reprend plus fa premiere qua-lité par une seconde calcination : on a fait plusieurs fois des ten-tatives pour refaire du plâtre avec des plâtras, en les faisant passerau four, sans avoir pu y réussir. Ce nouveau plâtre n’a plus d’ác-tion , & n’est plus susceptible d’être gâché. Dans les Mémoires dyPAcadémie des Sciences, année 1719 , on lit des détails de plu-sieurs essais inutiles qui ont été faits à cette occasion par M. deJussieu.
Le plâtre cuit se vend au muid qui contient soixante & douzeboisseaux, ou quarante-huit pieds cubes , deux boisseaux font un
sac.
Outre le mortier & le plâtre , il n’y a gueres de pays où l’onn’ait l’usage de quelque mastic particulier pour les joints des dallesde pierre des terrasses. Les Goths , & beaucoup de Modernes sefont servi avec avantage de limaille de fer mêlée avec un peu dechaux ôc de ciment, bien pulvérisée & délayée dans de l’urine.
VI.