Pour un jeune Architecte.quentes réparations des maisons & de leur peu de durée.
Le viai moyen d’obvier à ces abus ruineux, í'eroit de proscrirele moilon ordinaire fait de bancs de pierres à demi formées, sur-tout des fondations, des endroits qui ont de grands fardeaux k sup-porter, ainsi que de tous les lieux susceptibles d’humidité, & d’or-donner que l’on employât toujours alors du moilon de roche oude la pierre dite de meuliere, avec du mortier de chaux & fablebien préparé, tant dans les fondations que jusqu’à la hauteur aumoins du premier étage de chaque bâtiment.
Après ces abus capitaux, il en est beaucoup d’autres qui con-tribuent en particulier plus ou moins k la dégradation d’une mai-son : telle est la coutume de faire les linteaux des portes & descroisées en bois, fur lesquels on fait porter ordinairement la ma-çonnerie qui est au-dessus quarrément & de tout son poids. IIarrive dc-lk que ces linteaux que l’on recouvre de plâtre, venantk pourrir par la fuite, entraînent de toute nécessité la chute de cequ’ils supportent ; il faudroit ou se passer de bois en cette occa-sion , ainsi que cela est facile , ou du moins si on en vouloir ,mettre en pareil cas les moilons cn coupe avec un peu de bom-bement au-dessus desdits linteaux ; alors quand ces pièces de boisviendroient k manquer, il seroit aisé de les renouvelles sans quele reste du bâtiment en souffrît. Tous les ouvriers savent cela *& presque jamais ils ne le font.
La pratique de sceller les bouts de toutes les solives des plan-chers a chaque étage dans l’épaisseur des murs , diminue encoreconsidérablement de leur force. Les tranchées nécessaires pourcette opération, dont les intervalles font toujours garnis de mé-dians moilons , découpent les murs, les affaiblissent en les di-visant, interrompent la liaison des pierres, & altèrent nécessai-rement leur solidité : d’ailleurs les bouts des solives renfermés ainsidans les murs qui font toujours humides, fe pourrissent & met-tent dans la nécessité de renouvelles les planchers au bout d’uncertain teras : on éviteroit cet usage pernicieux, si l’on plaçoitdatts