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LE BOEUF,
RACE DE SUSSES.
que l’emploi général des bœufs au labourage est défavorable à l'attention qu’il con-vient d’accorder à une qutre série de propriétés, et ne permet pas cette alimentationsoutenue depuis la naissance, qui amène l’animal, le plus tôt possible, à la matu-rité nécessaire. Il paraît donc y avoir des raisons pour restreindre l’usage des bœufsde travail dans de certaines limites, et pour ne pas l’étendre aux parties de la contréeoù les races d’animaux inappropriées à cette destination sont maintenant élevées,ou dans lesquelles il existe un système différent d’agriculture.
La race de Sussexa, comme toutes les autres, ses chaleureux admirateurs et sesdétracteurs exagérés. Si elle n’a pas obtenu une faveur suffisante pour amener sonadoption dans les autres parties de la contrée, ce n’est pas que la race soit naturel-lement mauvaise, mais parce qu’on n’a pas apporté l’attention nécessaire à la pro-duction des qualités qui sont aujourd’hui les plus généralement estimées dans unerace bovine. Ce n’est qu’à une époque encore très-récente qu’on a accordé une at-tention plus générale à l’amélioration de la race de Sussex, sous le rapport de larégularité des formes et de la maturité précoce; mais depuis quelque tems, toute-fois, on a donné une grande attention à ces propriétés. Divers éleveurs éminens ontemployé les moyens usuels pour corriger les défauts de la race existante, et actuel-lement, beaucoup de bœufs admirables sont produits dans ce comté, pour l’appro-visionnement des grands marchés de consommation avec lesquels il est en rapport.L’éleveur distingué au troupeau duquel nous avons emprunté les specimens de laplanche XI, a long-tems dirigé son attention vers l’amélioration de la race Sussexavec un succès mérité. Les animaux sont représentés au moment où on les conduità la charrue, et dans l’état ordinaire auquel sont entretenus les bœufs de travail.