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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE BOEUF.

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1!ACE DE SUSSES.

lieu quand on a des chevaux pour bêtes de travail. Même dansées parties de la con-trée où le travail des bœufs est le plus généralement employé, et où les races indi-gènes sont les mieux appropriées pour cet usage, peu de fermiers n’emploient quedes bœufs pour exécuter tous leurs travaux ; ils ont ordinairement des chevaux et desbœufs en nombre à peu près égal, et, par ce moyen, ils peuvent employer chaqueespèce d’animaux au travail qui lui convient le mieux. Le cheval possède, d’ailleurs,certaines qualités qui manquent aux bœufs, et qui font que l’usage le plus conve-nable de ceux-ci, sur les fermes ordinaires, consiste à n’en faire jamais qu’un acces-soire des chevaux. Aussi l’usage des bœufs diminue-t-il généralement dans toutesles parties de la contrée où les améliorations ont reçu la plus grande extension et oùle système de culture le plus actif a été établi; en sorte qu’aujourd’hui l’on peutdire qu’il est confiné dans les cantons où l’on élève les races bovines particulière-ment appropriées au travail. Bans tous les districts où la raceCourtes-cornes est éta- .blie, l’usage des bœufs de travail est presque abandonné, et dans tous ceux où letravail actif de la culture du lurneps est pratiqué en grand, le cheval est à peu prèsexclusivement employé. A la vérité, un tel système d’exploitation indique un étatavancé de l’agriculture(1). Par ce moyen, chacune de ces deux espèces d’animauxreçoit la destination à laquelle elle est respectivement le mieux appropriée, — lecheval travaille,—et le bœuf acquiert, le plus promptement possible, cette maturitéqui le rend propre à la nourriture de l’homme. C’est en vue de diriger spécialementl’attention vers ce résultat, que nous faisons ici ces observations. Le principe del’éducation, lorsqu’il est appliqué à un animaldestiné à l’engraissement, est de déve-lopper ces propriétés, qui sont en rapport avec la maturité la plus précoce des mus-cles et de la graisse;et le principe de l’engraissement est de fournir à l’animal,depuissa naissance jusqu’à sa maturité, la plus grande quantité de nourriture compatibleavec la conservation de sa santé et les ressources fourragères qui sont à notre dispo-sition. Or, ces principes ne peuvent pas être complètement appliqués lorsque lesbœufs d’une ferme sont employés au travail. La conformation extérieure, qui in-dique la perfection d’un animal pour l’exercice et la force physique, est différentede celle qui caractérise son appropriation à un engraissement précoce, d’où résulte

(1) Nous recommandons particulièrement à nos lecteurs l’opmion de l’auteur écossais que. nous tradui-sons, sur le mérite relatif des bœufs et des chevaux , et sur les circonstances où chaque espèce convientle mieux. Le retour aux attelages de bœufs, dans beaucoup de localités qui y avaient renoncé depuislong-tems, a excité chez nous, dans ces dernières années, un engoûment théorique que rien ne justifie ,

qu’une saine appréciation économique condamnerait souvent de la maniéré la.plus formelle. Le bœufde travail, comme le mouton divaguant, comme la désastreuse vaine pâture, etc., sont des nécessitésdéplorables d’une agriculture arriérée-, que les efforts de l’amélioration doivent tendre à faire disparaître ,et non à reproduire, quand par bonheur déjà l’agriculture d’un pays est parvenue à s’en affranchir. IL