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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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IUCE DE CLAUOKOViV.

ccs races. Q iielques personnes prétendent que les particularitésde la race Glamorgansont dues à un mélange étranger, qu’elles font remonter à l’époque de Guillaume-le-Roux , lorsque certains chevaliers normands s’emparèrent violemment de cettecontrée, et la partagèrent entre eux et leurs adliérens. Mais ce pays possédaitson bétail indigène long-tems avant que les Normands s’en emparassent, et lesefforts de cette soldatesque barbare avaient un tout autre but que l’améliorationdes troupeaux de bœufs et de moutons. La rapine, la chasse et les exercices guer-riers absorbaient leurs pensées; et les occupations d’une industrie pacifique étaientabandonnées par leurs serfs, trop ignorans et trop opprimés pour songer à autrechose qu’aux grossiers besoins de leur condition. Dans un tel état social, l’amélio-ration des races bovines, par des importations étrangères, pouvait difficilementavoir lieu. A une époque plus rapprochée de nous, lorsque la liberté du commercefut établie entre les diverses parties de la contrée, on peut supposer que le bétaildes autres districts s’est introduit dans le comté de Glamorgan, mais pas en nom-bre suffisant pour faire oublier ou changer essentiellement les caractères du bétailindigène. D’après quelques vieilles chroniques, ce bétail paraît avoir été de couleurrougeâtre. Un auteur gallois décrivait les vaches, il y a plus d’un siècle, comme étantde grande taille, les unes rouges, les autres pies, ce qui se rapporte assez exacte-ment avec l’aspect de la race actuelle, dont la couleur est un brun rougeâtre foncé,mélangé de blanc. Il est vrai que, pendant les quarante ou cinquante dernièresannées, divers essais ont été faits pour améliorer la race bovine du comté de Gla-morgan par les croisemens avec les Hereford, Devon et autres races; mais malgrécela, les caractères essentiels de la race indigène sont restés suffisamment distinctset uniformes, pour constituer une race bien définie.

La taille varie, dans les individus de la race du Glamorgan, selon qu’ils sontoriginaires des parties élevées ou des parties basses et maritimes de la contrée. Ce-pendant, la race est essentiellement la même dans les deux districts, et les diffé-rences qu’elle présente sont dues seulement à la nature de la contrée, et au soinavec lequel les animaux ont été choisis et élevés. Dans la partie haute, où leur nour-riture se compose de l’herbage grossier des montagnes, les animaux sont petitsdans un degré correspondant, de forme grossière et robuste, agiles comme les au-tres bestiaux montagnards, et n’arrivant que tard à leur maturité. Dans la vallée, oùl’herbage est fin, et où l’on peut cultiver une nourriture artificielle, le bétail de-vient d’une taille plus grande, de formes plus développées, et acquiert une plusgrande aptitude à s’engraisser promptement. Les Glamorgan de la contrée bassen’atteignent pas la taille ordinaire des Durham et des Hereford; néanmoins, ils ap-partiennent encore à la classe des grandes races bovines. Leurs cornes sont petites,fines, un peu courbées en haut vers la pointe; dans la variété des collines, même,