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cette courbiire des cornes est encore plus prononcée. La peau est généralementjaune orangé, et les individus chez lesquels cette couleur prévaut sont les plus es-timés. Le poil est brun foncé, ordinairement mêlé de blanc, et très-généralementuniformément marqué de cette dernière couleur sous le ventre, et formant une raielelong de l’épine dorsale. La poitrine est bien conformée, avec un développementmodéré, et la chair est supérieurement marbrée. Les vaches sont extrêmementbonnes laitières; elles donnent une crème jaune abondante. La laiterie domestiquea toujours été un objet important dans cette partie du pays de Galles aussi bien quedans les autres, et, paf ce motif, on y a recherché et obtenu, dans les races de lacontrée, la faculté de donner du lait en abondance (1). Sous ce rapport, les vaches deGlamorgan diffèrent essentiellement de celles de Hereford et Norlh-Devon, chez les-quelles l’attention des éleveurs s’est exclusivement dirigée vers l’engraissement, etnullement vers les qualités laitières.
Les éleveurs glamorgans émettent fréquemment l’opinion que la race indigène aété détériorée par son mélange avec d’autres (2). On fait remonter cette détériora-tion un peu après le commencement de la dernière guerre, et l’une des preuves quel’on en donne, c’est que le bétail Glamorgan, qui a joui autrefois d’une grande répu-tation pour l’engraissement, commence à perdre faveur dans les districts où on levendait, tels que le Leicestershire et autres comtés d’embouche. Mais comme ce faitest suffisamment expliqué par les progrès de l’attention apportée à l’amélioration dubétail dans toute la contrée, et par l’extension donnée aux races supérieures; aulieu d’admettre que la race bovine Glamorgan a été détériorée, il est permis de sup-
(1 ) Si l’observation routinière et instinctive des éleveurs a pu suffire seule en Angleterre, comme en Nor-mandie , comme en Bretagne, comme en Suisse , comme partout, enfin, où l’on a voulu prendre la peined’y faire quelque attention, jusqu’à présent, pour généraliser chez les vaches de toute une contrée la fa-culté de donner beaucoup de bon lait; aujourd’hui que nous possédons des indices beaucoup plus certainsde cette aptitude individuelle, par quelques-unes des indications fournies par François Guénon, il doitêtre facile de communiquer cette précieuse qualité à la plupart de nos races bovines, et notamment àquelques-unes des plus parfaites sous le rapport de l’aptitude à l’engraissement, telle la Charolaise , parexemple, chez laquelle on a complètement négligé cette faculté, fort à tort, évidemment, puisque la racedu Glamorgan semble prouver qu’elle n’est nullement incompatible, chez les femelles d’une race perfec-tionnée , avec l’aptitude la plus grande des mâles pour l’engraissement, la taille, la bonne conformation etla précocité elle-même. R.
(2) Cette détérioration, attribuée par les éleveurs glamorgans au croisement de leur race avec d’autres,certainement d’une conformation supérieure à toutes les races suisses et allemandes, doit donner beau-coup à réfléchir à ceux d’entre nous qui ont eu, ou qui ont encore, le vandalisme d’introduire les taureauxsi pitoyablement conformés de Berne, du Glan, de Birkenfeld , etc., au milieu de plusieurs de nos racesbovines, infiniment supérieures, sous l’inconcevable prétexte de leur procurer une amélioration que la sé-1 ection intelligente et le bon régime leur assureraient infailliblement. R,