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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE BOEUF.

RACE UE GLAHORGAN.

n’y a que l’intérêt personnel des éleveurs qui puisse les déterminer dans cette ques-tion d’adoption des races, et l’on ne peut pas supposer que des considérations d’in-térêt général prévaudront jamais sur cet intérêt particulier; mais les riches pro-priétaires du pays peuvent faire ce sacrifice : il est de leur devoir de donner tousles encouragemens possibles à la conservation et à l’amélioration de cette race, quiest naturalisée, qui occupe une si grande partie du comté, et dont l’expérience adémontré la grande aptitude au perfectionnement. Les races indigènes et importéesdoivent être maintenues distinctes et pures.

La race laitière d’Ayrshire a été introduite dans ce district aussi bien que lesGourtes-cornes, quoiqu’il soit assez difficile de deviner dans quel but, les vaches dela race bovine du pays étant certainement bonnes laitières à un très-haut degré, etoffrant cet avantage sur les Ayrshire qu’elles sont indigènes. Des particuliers sontbien libres, à la vérité, s’ils en ont la fantaisie, d’entretenir un troupeau d’Ayrshireou tout autre; mais il ne peut résulter aucun avantage du mélange de ces racesétrangères avec celles du pays (1). •

(1) La fièvre des croisemens irréfléchis, qui semble dominer les cultivateurs français et plus particulière-ment ceux qui s’efforcent de les diriger par leurs conseils, a déjà produit chez nous des résultats si déplo-rables et si manifestes, que nous ne saurions jamais appeler assez l’attention sur les observations qu’onvient de lire, et qui peuvent s’appliquer entièrement, au grand profit de nos éleveurs, à presque toutesnos races chevalines, qui bientôt seront anéanties si l’on persévère dans la voie funeste où se sont jetés lesconseils-généraux, les sociétés d’agriculture et les comices, en préconisant et primant, exclusivement etpartout, les gros étalons soi-disant Percherons, aussi bien qu’à plusieurs de nos précieuses races bovines,telles que celles du Morvan, du Charolais , de la Comté, de Salers, du Quercy, etc., etc.