LE BOEUF.
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RACE DE GtAMORGAN.
incontestablement supérieurs à ces deux races comme bêtes laitières. On ne doit pasdouter un instant de la possibilité, pour les éleveurs du Glamorgan, d’amener la racede leur pays au degré complet de taille, d’aptitude à l’engraissement et de valeuréconomique, compatible avec la nature du district et l’état de son agriculture. LesCourtes-cornes améliorés ont, à la vérité, été introduits fort en grand dans la valléede Glamorgan et dans plusieurs autres parties de la contrée où l’on peut se procurerune nourriture artificielle; etç’a été un grand encouragement à l’adoption de cetterace que de la trouver, déjà perfectionnée, en nombre suffisant pour les besoins detous ceux qui voulaient l’élever, d’autant plus que les individus les plus perfec-tionnés de la race du Glamorgan sont encore assez rares, et se rencontrent seulement,entre les mains d’un petit nombre d’éleveurs, qui en ont fait l’objet de leur attentionspéciale. Mais ce qui eût été tout aussi avantageux que l’importation des Courtes-cornes, et qui serait résulté de l’attachement exclusif à l’ancienne race, c’eût été quetout le comté possédât une race uniforme, afin que les taureaux supérieurs, pou-vant être conduits de la plaine dans la montagne, la totalité des bestiaux du payseût été graduellement améliorée jusqu’au degré qui serait approprié avec la naturedes pâturages. On ne peut obtenir cet avantage avec l’introduction des Courtes-cor-nes, qui ne sont point appropriés à la contrée haute et au système de pauvre cul-ture que l’on doit nécessairement y pratiquer. Les producteurs des Glamorgan per-fectionnés éprouveront eux-mêmes de la difficulté à poursuivre leurs améliorations,dans un district si limité (4), en concurrenceavec l’extension d’une autre race, etle comté de Glamorgan présentera probablement le singulier exemple d’un retardapporté à l’amélioration générale du bétail de la contrée par 1 importation d’une racebonne en elle-même, et très-profitable à ceux qui l’adoptent. Malheureusement, il
(1) «11 est difficile, aux yeux du savant auteur que nous traduisons, d’obtenir le perfectionnement d’unerace bovine, déjà très-bonne, dans une contrée aussi limitée que la majeure partie du comté de Glamor-gan, qui présente une superficie de 8 myriamètres de long sur 4 de large, soit environ 320,000 hectares,nourrissant une population de plus de 100,000 babitans, occupés en grande partie de l’éducation du bétail ! »11 n’y a, dans cette assertion, rien d’invraisemblable ni même de contraire à tous les faits les mieux obser-vés; il est de principe élémentaire, mais absolu, en fait d'améliorations de ce genre, de ne consacrer à lareproduction que les individus qui réunissent lonles les perfections nécessaires, et il est de fait que lenombre, toujours exceptionnel, de ces animaux admissibles à l’accouplement, est tellement rare, quand oncommence le perfectionnement d’une race, qu’il tant des milliers d’individus, produits avec tout le soinpossible, avant d’en rencontrer un nombre encore très-limité. 11 importe de se bien pénétrer de cetledifficulléavant d’entreprendre la régénération d'm.e race.et elle permet de juger quel avenir et quels succès sont ré-servés à ceux d’entre nous qui, entreprenant l’importation ouïe croisement d’une race étrangère, espèrentfaire eux-mêmes leurs étalons pur samt. au moyen de trois ou quatre femelles, souvent deux et quelquefoisune seule, plus ou moms bu .. - à le, qu’ils se sont procurée sous prétexte d’économie! R.