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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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RACE AYRSHIRE.

PLANCHE XIII.

VACHE de 5 ans, appartenant à M. Finlay, de Lyonslone,près Maybole; élevée dans la partie haute du comté d’Ayr .

De tous les animaux élevés dans les Iles-Britanniques , spécialement en vue dela laiterie, il en est peu qui offrent entre eux une assez grande analogie de confor-mation et de mœurs, pour qu’on puisse en former une race ou famille; mais les bes-tiaux du comté d’Ayr , qui sont destinés exclusivement à la production du lait, etrépandus sur une vaste étendue de pays, ont acquis, par leur reproduction conti-nuelle les uns avec les autres, une série de caractères communs, suffisante pourconstituer une race distincte et bien définie.

Le comté d’Ayr, longeant la rive orientale de la Clyde et la mer d’Irlande , surune étendue de 80 milles (129 kilomètres) environ , se compose en partie de col-lines marécageuses, partie d’une surface ondulée formée d’argiles grossières, coupéepar d’étroites vallées, et partie de plaines voisines de la côte, et bornées du côté dela mer par une ceinture de dunes stériles. Le climat est frais, mais tempéré, bienque la contrée soit exposée aux vents et aux brouillards humides de l’Atlantique,comme toutes les côtes occidentales de l’Ecosse . On y trouve des parties fertiles etdes sites très-pittoresques; mais, en général, sa fécondité est plus que médiocre, et iloffre un aspect bien différent de celui des riches et verdoyantes plaines de la Severn et de l’Avon, de la Trent et. de la Cam, où l’on peut élever le plus grand bétail del’Europe , et obtenir, des vaches laitières, les produits les plus abondons. L’amélio-ration de ce pays est même toute récente, comparativement à celle des plaines fer-tiles de l’Angleterre, et la génération actuelle se souvient encore d’avoir vu l’agri-culture du comté d’Ayr dans un état d’imperfection déplorable. Sa condition, aumilieu du dernier siècle et long-tems après encore, est ainsi décrite par les visi-teurs : « 11 y avait à peine une route praticable dans la contrée, dit le colonel Ful-cahton , dans sa Notice sur le comté d’Ayr ; les maisons de fermes étaient des cabanescouvertes en chaume, construites en argile, avec le foyer au centre et une simple

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