LE BŒUF.
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RACE LONGUES-CORNES.
le même district, croisée maintenant avec la variété améliorée des comtés ducentre, mais ne différant pas essentiellement de la race originaire du Lancaster.
Toutefois, la plus grande amélioration de cette race n’a eu lieu ni dans le Lan-caster, ni dans le Craven, mais bien dans les comtés du centre; seulement, on saitque les éleveurs de ces comtés avaient l’habitude de se procurer la souche du Lan-caster et des districts limitrophes, pour améliorer leurs troupeaux. Parmi les pre-miers éleveurs de celte partie de l’Angleterre, on cite sir Thomas Gresley, dansle comté de Stafford. On dit qu’il entretenait une belle souche de Longues-Cornes àsa maison de campagne près Burton, sur la Trent. On sait peu de chose, cependant,sur les essais d’élevage de sir Thomas Gresley; mais il est bien établi qu’un autreindividu, M. Webster, de Ganley, près Coventry , dans le comté de Warwick, estdevenu, vers le milieu du siècle dernier, l’un des éleveurs les plus éminens de cettepartie de l’Angleterre. Sa souche prit le nom de Bace Ganley. On dit qu’il employaprimitivement des vaches issues de la souche de sir Thomas Gresley, mais qu’illeur donna des taureaux du Lancaster et du Westmoreland. La race Ganley est dé-crite par les contemporains comme la meilleure qui lut alors produite en Angle-terre.
Blais bientôt la race Ganley fut remplacée par une autre encore plus distinguée,dont la formation devint une ère nouvelle dans l’histoire de la production des bes-tiaux de ce pays, et a surtout exercé l’influence la plus considérable sur une grandeproportion des Longues-Cornes élevés dans les Iles-Britanniques . Robert Bakeavellnaquit à Dishley, dans le comté de Leicester, vers l'année 1725. Son père et songrand-père avaient été de notables fermiers du même bien, et lorsqu’ils lui cé-dèrent la ferme de Dishley, vers l’année 1755, Bakewell entreprit immédiatementl’exécution de ses plans pour l’amélioration des animaux domestiques, qui avaientprobablement occupé ses premières années. Il s’adonna simultanément à l’élève dumouton, du bœuf, du cheval et du cochon, et paraît avoir tout d’abord adopté unesérie de principes dont il ne s’est jamais départi. Il rechercha les meilleurs animauxde chaque espèce, et, par leur accouplement entre eux, s’efforça de développer auplus haut degré ceux de leurs caractères qui lui paraissaient bons. 11 semble avoirnégligé, ou du moins peu recherché la taille chez tous les animaux qu’il élevait, ets’être seulement attaché à ces caractères de conformation qui dénotent une dispo-sition à la maturité précoce et à la facilité de l’engraissement. Sa conduite prouve laconviction profonde où il était que les propriétés des parens se communiquent àleurs descendans; aussi attachait-il la plus grande importance à ce qu’on appelle lesang, c’est-à-dire la reproduction par des individus provenant de ceux qui possé-daient les qualités reconnues nécessaires. Sa maxime était que « peu donne peu, »—principe qui n’a rien de neuf, mais qui n’avait cependant pas été, jusqu’alors,
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